Pharmacie du Léman

Surveillance du paludisme à Mayotte. Point épidémiologique au 24 avril 2017.

Posté le 24 avril 2017

Situation épidémiologique de 1970 à 2015

Le paludisme est endémique dans l’archipel des Comores. A Mayotte, la transmission est assurée par deux vecteurs : Anopheles gambiae et Anopheles funestus.
Vers la fin des années 70, la mise en place d’une lutte intégrée contre cette maladie avait permis de faire baisser de manière significative le nombre de cas.
Cette stratégie reposait sur une lutte contre les moustiques vecteurs basée sur les aspersions murales intra-domiciliaires d’insecticides (AID) et les traitements des gîtes larvaires, associée à une chimioprophylaxie et à un traitement présomptif de tous les accès fébriles. Cette tendance à la baisse s’est maintenue jusqu’à la fin des années 80 malgré une petite épidémie en 1984 et le nombre de cas annuel était resté sous le seuil de 100 jusqu’en 1990. La diminution des efforts de lutte contre le paludisme à Mayotte entre 1990 et 2000, avec en particulier l’affaiblissement de la lutte anti vectorielle systématique, a eu pour conséquences une explosion du nombre des cas (plus de mille cas annuels) et l’augmentation progressive du nombre de décès dus au paludisme (dix en 2001).
Entre 2002 et 2010, la réorganisation de la lutte contre le paludisme avec la reprise des AID systématiques et la lutte anti larvaire, parallèlement à l’amélioration du diagnostic (mise en place de test de diagnostic rapide) et à la modification de l’arsenal thérapeutique a permis de ramener le nombre de cas annuel en dessous de 1000. En 2012, une nouvelle stratégie de lutte anti-vectorielle (LAV) a été adoptée avec la distribution et l’installation de moustiquaires imprégnées de deltaméthrine (MIILD) sur tout le territoire de Mayotte. Le bilan de la distribution fait état de plus de 140 000 moustiquaires distribuées ou installées dans 47 000 foyers avec une moyenne de 3 MIILD par foyer. Le taux de couverture était de 91,4%.
A partir de 2011, les nombres de cas ont fortement chuté à Mayotte pour atteindre 25 cas autochtones en 2012 puis seulement un seul cas autochtone par an entre 2013 et 2015 (Figure 1). Dans le même temps, le nombre de cas importés des Comores diminuait lui aussi du fait des programmes mis en place par le programme national de lutte contre paludisme de l’Union des Comores. Mayotte est entrée officiellement selon l’OMS dans la phase d’élimination du paludisme en 2014. Au vu des efforts menés dans l’Union des Comores, une élimination dans l’ensemble de l’Archipel est possible si les efforts de lutte sont maintenus.
En 2016, on observe une recrudescence inquiétante du nombre de cas autochtones à Mayotte.

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Surveillance des pathologies saisonnières aux Antilles. Point au 20 avril 2017.

Posté le 24 avril 2017

Synthèse

Guadeloupe
Syndromes grippaux : Epidémie terminée depuis fin janvier 2017 (S2017-05)
Gastro-entérites : Epidémie terminée depuis fin mars 2017 (S2017-13)
Bronchiolites : Epidémie terminée depuis début mars 2017 (S2017-10)
Varicelles : Pas d’épidémie en cours mais l’évolution des indicateurs est à surveiller de près au cours des prochaines semaines

Martinique
Syndromes grippaux : Epidémie terminée depuis début février 2017 (S2017-06)
Gastro-entérites : Epidémie décroissante, tendance à confirmer dans les prochaines semaines
Bronchiolites : Epidémie terminée depuis fin décembre 2016 (S2016-52)
Varicelles : Epidémie décroissante, tendance à confirmer dans les prochaines semaines

Saint-Barthélemy
Syndromes grippaux : Epidémie terminée depuis mi-février 2017 (S2017-07)
Gastro-entérites : Epidémie terminée depuis mi-février 2017 (S2017-07)
Bronchiolites : Epidémie terminée depuis mi-février 2017 (S2017-07)
Varicelles : Epidémie terminée depuis mi-janvier 2017 (S2017-03)

Saint-Martin
Syndromes grippaux : Epidémie terminée depuis fin mars 2017 (S2017-12)
Gastro-entérites : Epidémie terminée depuis fin février 2017 (S2017-08)
Bronchiolites : Epidémie terminée depuis fin février 2017 (S2017-08)
Varicelles : Epidémie décroissante, tendance à confirmer dans les prochaines semaines

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Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 20 avril 2017.

Posté le 20 avril 2017

A la Une

Protection par la vaccination contre le méningocoque W

Le méningocoque W de la séquence type 11 (ST11), associé à un haut taux de létalité, s’est installé en 2016 en Côte-d’Or.
Un agrégat spatio-temporel de 3 cas, dont 2 décès, a été observé fin 2016 sur le campus de l’université de Dijon, ce qui a conduit à l’organisation d’une campagne de vaccination. Une telle campagne avait un double objectif de protection individuelle de chaque personne vaccinée et de protection collective par la diminution du nombre de personnes susceptibles d’être porteuses de la bactérie.
Le clone de ce méningocoque provient initialement d’Amérique du Sud et a atteint l’Angleterre où le nombre d’IIM W est passé de 19 en 2008-2009 à 176 en 2014-2015 (soit 24 % des cas d’IIM tous sérogroupes confondus).
En réponse à cet accroissement de cas, un programme de vaccination des adolescents contre les méningocoques A,C,W,Y a démarré en août 2015. Public Health England a mené une étude(1) qui a montré que le taux de couverture vaccinale de la première cohorte vaccinée était de 36,6 % et avait conduit à une diminution de 69 % du nombre de cas observés par rapport au nombre de cas attendus, aucun des cas n’ayant été vacciné.
Si l’absence de cas parmi les vaccinés était attendu, les auteurs de l’étude notent que la diminution du nombre de cas est importante malgré le taux de couverture vaccinale de seulement 36,6 %. Ce taux n’a pas permis l’éradication de la maladie, car la souche continue à circuler, mais a fortement diminué le risque en divisant le nombre de cas par un peu plus de 3. Ces résultats confirment l’intérêt d’une vaccination dans le cas de circulation accrue de ce méningocoque W de séquence type 11 dans une population. Les résultats britanniques portant sur une population vaccinée importante ont montré qu’avec un taux de couverture vaccinale de 36,6 % le risque collectif est fortement diminué, même s’il persiste des cas. D’autre part la protection individuelle est assurée avec aucun cas parmi les vaccinés.
Ces résultats sont les premiers concernant l’efficacité collective de la vaccination contre le méningocoque W. Ils suggèrent que la couverture vaccinale obtenue sur le campus de Dijon, bien que dans un contexte différent, supérieure à celle observée en Angleterre, a abaissé fortement le risque d’apparition de nouveaux cas en augmentant l’immunité de groupe. Toutefois cela ne permet pas d’exclure totalement qu’il puisse y avoir apparition d’un nouveau cas.

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Surveillance sanitaire en région Nouvelle-Aquitaine. Point épidémiologique au 19 avril 2017.

Posté le 20 avril 2017

Points clés

Mortalité : effectifs observés en dessous des effectifs attendus à cette période.

Passages aux urgences des populations sensibles : chez les moins de 1 an et les personnes âgées de 75 ans et plus, l'activité aux urgences reste proche des valeurs attendues à cette période.

Virologie : le nombre de prélèvements positifs pour virus respiratoires des laboratoires des CHU de Bordeaux et de Poitiers est stable en semaine 15 (63 prélèvements positifs). Au CHU de Poitiers, sur les 40 prélèvements positifs, la majorité était du Rhino/Enterovirus (19 prélèvements), de l’Adénovirus (10 prélèvements). Au CHU de Bordeaux, sur les 19 prélèvements positifs, la majorité était du Parainfluenza (8 prélèvements) et du rhinovirus (6 prélèvements).

Gastro-entérites : l’activité est stable d’après les données SOS Médecins et les données Oscour®, avec des valeurs proche des valeurs attendues, sous les seuils d’alerte pour les deux sources de données.

Maladies à déclaration obligatoire (MDO) :
- Augmentation des cas sporadiques d’hépatite A dans la population masculine est observée en région depuis début 2017.
- Augmentation des déclarations de cas de rougeole en région depuis janvier 2017 atteste que la circulation du virus est active dans plusieurs départements de la région. Foyer de cas groupés identifié (10 cas déclarés) sur la commune de Saint-Junien (87).

Allergies : l’activité est de nouveau en forte hausse pour les allergies en Nouvelle-Aquitaine en semaine 15 d’après les données des associations SOS Médecins. Au niveau national, la hausse se poursuit chez les 2-15 ans, avec une activité supérieure aux 2 années précédentes. A noter, des pollens de bouleau toujours présents notamment dans les départements du centre de la région et l’extension des pollens de platane et de chêne à toute la région (avec un risque moyen).

Varicelle : l’activité pour varicelle à SOS Médecins est stable avec une proportion en dessous des valeurs attendues pour la saison. Activité modérée au niveau national d’après le réseau sentinelles.

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Surveillance sanitaire en région Grand Est. Point épidémiologique au 20 avril 2017.

Posté le 20 avril 2017

Points clés

Epidémie de rougeole en Moselle

  • Au 18 avril, 67 cas de rougeole ont été recensés par l’ARS Grand Est. Parmi ces cas, 58 sont confirmés (51 biologiquement, 7 épidémiologiquement) et 9 sont possibles (signes cliniques évocateurs).

Surveillance des gastro-entérites

  • L’activité hospitalière liée à la prise en charge des gastro-entérites était en légère hausse en semaine 15 (du 10 au 16 avril) et se situait au niveau des valeurs observées en 2016 à la même période.
  • L’activité des associations SOS Médecins liée à la gastro-entérite tend globalement à diminuer malgré quelques rebonds réguliers. En semaine 15, son niveau était inférieur à celui des deux années précédentes à la même période.
  • D’après les données des laboratoires de virologie des CHU de la région, le rotavirus continue à circuler dans la région.

Surveillance de l’asthme

  • Dans les services d’urgence, l’activité liée à l’asthme était stable en semaine 15, et dans les valeurs observées à la même période les années précédentes.
  • L’activité des associations SOS Médecins liée à l’asthme tend globalement à diminuer depuis plusieurs semaines, malgré une légère hausse en semaine 15. Les valeurs enregistrées sont inférieures à celles observées les deux années précédentes à la même période.

Surveillance des allergies

  • Depuis la semaine 01, l’activité liées aux allergies est en augmentation en médecine ambulatoire.
  • D’après le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA), le risque allergique lié aux pollens de bouleau est très élevé pour les Vosges, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin, et le risque est élevé pour les autres départements de la région.

Surveillance des intoxications au monoxyde de carbone

  • Au cours des semaines 14 et 15, on dénombre 5 épisodes d’intoxication par le monoxyde de carbone ayant exposé 9 personnes.

Surveillance de la mortalité

  • Au 18 avril 2017, le nombre de décès observés au cours des dernières semaines se situe dans les marges de fluctuation habituelles.

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Surveillance sanitaire des gastro-entérites aiguës en Normandie. Point du 20 avril 2017.

Posté le 20 avril 2017

Points clés

La surveillance des indicateurs régionaux indique que l’activité en lien avec la gastro-entérite aiguë poursuit sa diminution. Cette dynamique est conforme aux tendances observées au niveau national (dernier bulletin du 05/04/2017).
Pour l’ensemble des indicateurs suivis, les niveaux enregistrés hors épidémie hivernale devraient être atteints dans les semaines à venir conformément à ce qui est habituellement observé dans la région à cette période de l’année.

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Surveillance des arboviroses aux Antilles. Point au 13 avril 2017.

Posté le 19 avril 2017

Synthèse

Martinique
Durant les huit dernières semaines, les indicateurs épidémiologiques de la dengue et du chikungunya sont stables et restent très en-deçà des valeurs maximales attendues pour la saison. Aucun foyer n’a été identifié sur cette période. La situation épidémiologique correspond toujours à la Phase 1 du Psage* : « transmission sporadique ».

Les indicateurs épidémiologiques recueillis par le dispositif de surveillance montrent que la circulation virale du Zika reste très faible. Le Comité d’experts des maladies infectieuses et émergentes (CEMIE) de Martinique propose un passage en phase 1 du Psage « transmission sporadique » sur l’ensemble du département.
Néanmoins, dans le cadre de la surveillance de l’épidémie de Zika et de son impact sanitaire retardé dans le temps, toutes les anomalies cérébrales détectées avant et après la naissance sont toujours suivies avec attention.

Guadeloupe
Les situations épidémiologiques de la dengue et du chikungunya sont calmes en Guadeloupe. En effet, peu de cas cliniquement évocateurs de dengue ont été notifiés ces dernières semaines et seuls quelques cas probables de chikungunya ont été identifiés depuis le dernier point épidémiologique.
La situation correspond à la Phase 1 du Psage* pour ces deux arboviroses en Guadeloupe : « transmission sporadique ».

En Guadeloupe, depuis la fin du mois de février, les indicateurs de la surveillance épidémiologique témoignent d’une circulation virale de type sporadique. Le CEMIE de Guadeloupe propose un passage en phase 1 du Psage* « transmission sporadique ».
Néanmoins, dans le cadre de la surveillance de l’épidémie de Zika et de son impact sanitaire retardé dans le temps, toutes les anomalies cérébrales détectées avant et après la naissance sont toujours suivies avec attention. Quinze malformations cérébrales ont été recensées à l’échographie et à ce jour trois enfants sont nés avec une microcéphalie clinique.

Saint-Martin
Les indicateurs de surveillance pour la dengue et le chikungunya restent à des niveaux bas ces dernières semaines. La situation épidémiologique correspond toujours à la Phase 1 du Psage* pour ces deux arboviroses à Saint-Martin : « transmission sporadique ».

L’épidémie est terminée à Saint-Martin depuis la semaine 2016-52 et les indicateurs épidémiologiques ont poursuivi leur décroissance depuis cette date.
Le CEMIE propose un passage en phase 1 du Psage* « transmission sporadique ».

Saint-Barthélemy
A Saint-Barthélemy, aucun cas cliniquement évocateur de dengue ou de chikungunya n’a été signalé en médecine de ville depuis la troisième semaine de février 2017. Par ailleurs, aucun cas de dengue n’a été biologiquement confirmé et seuls deux cas probables de chikungunya ont été recensés ces dernières semaines.
La situation épidémiologique correspond à la Phase 1 du Psage* pour ces deux arboviroses à Saint-Barthélemy : « transmission sporadique ».

A Saint-Barthélemy, depuis la fin du mois de février, les indicateurs de la surveillance épidémiologique témoignent d’une circulation virale de type sporadique. Le CEMIE recommande un passage en Phase 1 du Psage* « transmission sporadique ».

* Psage : Programme de surveillance, d’alerte et de gestion des épidémies

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Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 13 avril 2017.

Posté le 19 avril 2017

A la Une

Surveillance et épidémiologie en France de la leptospirose

La leptospirose est une maladie zoonotique très répandue dans le monde. Elle reste largement sous-estimée du fait de l’absence de symptômes spécifiques. Après une période d’incubation d’une dizaine de jours, la leptospirose humaine se manifeste par une présentation clinique très polymorphe, depuis la forme fébrile anictérique observée dans la grande majorité des cas jusqu’à une défaillance multiviscérale potentiellement mortelle, caractérisée par une insuffisance rénale, des hémorragies viscérales et un ictère. Le diagnostic est souvent tardif au cours de l’infection.
La leptospirose n’est pas une maladie à déclaration obligatoire, sa surveillance au niveau national est passive et basée sur le Centre National de Référence des leptospires et son réseau de laboratoires (laboratoires Biomnis et Cerba, laboratoires hospitaliers).
En 2014-2015, un doublement du nombre de cas a été constaté par rapport aux années.
précédentes en France métropolitaine, atteignant une incidence record depuis 1920 (1 cas pour 100 000 habitants - Figure). L’incidence dans les DOM, où la leptospirose est endémique, peut être 50 fois plus élevée qu’en métropole. Pour la période 2011-2015, les régions Aquitaine, Franche-Comté et Basse-Normandie étaient les plus touchées. Le maximum de cas est habituellement retrouvé entre les mois d’août et septembre.
Plus de 85 % des cas documentés n'avaient pas effectué de voyage le mois précédent l'apparition des symptômes. Les autres cas rapportaient un voyage en région endémique (Asie du Sud-Est, Antilles ou Océan Indien). L’exposition et les facteurs de risques des cas considérés autochtones sont principalement associés à la fréquentation d’un environnement rural et/ou la pratique de loisirs en plein air, notamment d’activités aquatiques (baignade, kayaking, rafting, canyoning). Plusieurs cas de leptospirose ont été identifiés suite à des contaminations, par des rats de compagnie.
A ce jour, les raisons de l’émergence en métropole, et globalement en Europe, ne sont pas clairement identifiées et sont probablement multiples (meilleure performance des tests diagnostiques, changement climatique, surpopulation de rongeurs, augmentation de l’activité de loisirs en espace naturel).

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Surveillance sanitaire en région Ile-de-France. Point au 13 avril 2017.

Posté le 19 avril 2017

Points clés

Les consultations SOS Médecins pour des allergies progressent, comme l’année dernière à la même période.

Les passages aux urgences d’enfants de moins de 15 ans pour des conjonctivites progressent également.

On enregistre une augmentation des recours pour varicelle en ville (réseau Sentinelles et SOS Médecins) et aux urgences hospitalières.

Gastroentérite : diminution des recours aux urgences hospitalières et de ville.

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Surveillance de la bronchiolite à Mayotte. Point épidémiologique au 13 avril 2017.

Posté le 19 avril 2017

Situation épidémiologique

A Mayotte, la surveillance de la bronchiolite repose sur les données d’activité du service d’urgences du Centre hospitalier de Mayotte (CHM) et celles du réseau de médecins sentinelles.
Si l’épidémie semblait faiblir lors du dernier point épidémiologique, cette tendance ne s’est pas poursuivie au cours de ces deux dernières semaines. En effet, une reprise de l’activité pour bronchiolite est à nouveau observée. La proportion de passages pour bronchiolite chez les enfants âgés de moins de 2 ans se situait à 23% la semaine dernière. Au total, entre le 5 décembre 2016 au 9 avril 2017, 545 passages pour bronchiolite chez les moins de 2 ans ont été enregistrés dans le service d’urgences du CHM.
L’épidémie de bronchiolite de 2016-2017 ne semble pas plus intense que les saisons précédentes mais elle se caractérise par une durée deux fois plus importante (18 versus 8 semaines) et de ce fait par un nombre de passages aux urgences deux fois plus important (545 versus 300 passages habituellement).

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Surveillance de la bronchiolite à la Réunion. Point épidémiologique au 13 avril 2017.

Posté le 19 avril 2017

Situation épidémiologique

Chaque année, une épidémie de bronchiolite est observée dans les services d’urgences au cours de l’été austral. La saison 2016-2017 a été marquée par un démarrage tardif de l’épidémie de bronchiolite (semaine 6). Le pic épidémique a été atteint en semaine 10.
Au cours de ces deux dernières semaines, l’activité des services d’urgences pour bronchiolite a fortement diminué mais se situait toujours au-dessus du seuil épidémique. L’épidémie semble être dans sa phase descendante.
Au total, depuis le début de l’épidémie, 570 passages pour bronchiolite chez les enfants âgés de moins de 2 ans ont été enregistrés et parmi eux 57% ont été hospitalisés pour cette pathologie.
Dans ce contexte épidémique, il est important de rappeler les mesures de prévention adéquates.

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Surveillance sanitaire en région Nouvelle-Aquitaine. Point épidémiologique au 13 avril 2017.

Posté le 19 avril 2017

Points clés

Mortalité : effectifs observés en dessous des effectifs attendus à cette période.

Passages aux urgences des populations sensibles : chez les moins de 1 an et les personnes âgées de 75 ans et plus, l'activité aux urgences reste proche des valeurs attendues à cette période.

Virologie : le nombre de prélèvements positifs pour virus respiratoires des laboratoires des CHU de Bordeaux et de Poitiers est en augmentation en semaine 14 (70 prélèvements positifs). Au CHU de Poitiers, sur les 35 prélèvements positifs, la majorité était du Rhino/Enterovirus (18 prélèvements), de l’Adénovirus et du Bocavirus (respectivement 5 prélèvements). Au CHU de Bordeaux, sur les 35 prélèvements positifs, la majorité était également du Rhino/Enterovirus (25 prélèvements).

Gastro-entérites : l’activité est stable d’après les données SOS Médecins et les données Oscour®, avec des valeurs proche des valeurs attendues, sous les seuils d’alerte pour les deux sources de données.

Bronchiolite : les indicateurs relatifs à la bronchiolite en médecine hospitalière et en médecine de ville sont stables et se situent au niveau des valeurs attendues à cette période. L’activité du réseau AquiRespi a diminué par rapport à la garde précédente avec 26 prises en charge du 8 au 9 avril.

Grippe et syndromes grippaux : faible activité grippale au niveau des urgences hospitalières et pour SOS Médecins, avec des valeurs en dessous des seuils d’alerte. Pas de nouveau cas grave de grippe signalé en semaine 14, le nombre de cas graves de grippe est de 85 cas depuis le 01/11/2016, dont 20 décès. Un nouvel épisode de cas groupés d’IRA a été signalé en établissement médico-social depuis le début de la semaine 14-2017. Au niveau national, tous les indicateurs sont à leur niveau de base et on observe une détection sporadique des virus grippaux en milieu hospitalier.

Maladies à déclaration obligatoire (MDO) :
- Augmentation des cas sporadiques d’hépatite A dans la population masculine est observée en région depuis début 2017.
- Augmentation des déclarations de cas de rougeole en région depuis janvier 2017 atteste que la circulation du virus est active dans plusieurs départements de la région. Foyer de cas groupés identifié (8 cas déclarés) sur la commune de Saint-Junien (87).

Allergies : après une forte hausse des allergies observée en Nouvelle-Aquitaine en semaine 13, l’activité se stabilise sur la semaine 14 d’après les données des associations SOS Médecins. La hausse se poursuit au niveau nation chez les 2-15 ans. A noter, la domination des pollens de bouleau sur le nord de la région et un risque moyen pour les pollens de platane et de chêne dans le sud de la région.

Varicelle : l’activité pour varicelle à SOS Médecins est en hausse mais avec une proportion en dessous des valeurs attendues pour la saison. Activité modérée au niveau national d’après le réseau sentinelles.

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Surveillance sanitaire en Bretagne. Point épidémiologique au 12 avril 2017.

Posté le 19 avril 2017

Points clés

Infections invasives à méningocoque B – Situation particulière de la Bretagne
Depuis janvier 2016, un nouveau clone de méningocoque du groupe B circule dans 3 départements de Bretagne (Côtes d’Armor, Ille-et-Vilaine et Finistère). A ce jour, 8 cas ont été identifié dont 5 chez des patients domiciliés dans les Côtes d’Armor. Cette circulation a déjà donné lieu à une campagne de vaccination par le Bexsero® dans un collège des Côtes d’Armor début 2017 suite à la survenue concomitante fin d’année 2016 de deux cas chez des adolescents fréquentant l’établissement, en cohérence avec les recommandations du Haut conseil de santé publique. D’autres campagnes de vaccination sont susceptibles d’être mises en place en fonction de la survenue d’éventuels nouveaux cas d’infections invasives à méningocoque B liés au même clone. La situation est suivie par une cellule d’aide à la décision pilotée par Direction Générale de la Santé qui comprend Santé publique France, le Centre National de Référence des méningocoques et l’Agence régionale de la Santé Bretagne.
Les praticiens sont appelés à la vigilance concernant le diagnostic d’infection invasive à méningocoque. Il est rappelé que tout matériel biologique doit être envoyé sans retard au Centre national de référence (CNR) des méningocoques à l’Institut Pasteur pour génotypage. Le CNR reçoit les prélèvements 7 jours sur 7.

Gastro-entérites
Activité épidémique.  Diminution du recours aux urgences de ville (-13%) et hospitalières (-7%). Activité audessous des moyennes saisonnières pour les urgences de ville.
Les moins de 5 ans représentent 69% des cas hospitaliers (en baisse) ; les gastro-entérites représentent 12% des diagnostics dans cette tranche d’âge (en baisse).
Activité faible en médecine générale : taux d’incidence des diarrhées aiguës estimé à 45 cas pour 100 000 habitants (IC à 95% [7 ; 83], données Sentinelles non consolidées).
Circulation virale de Rotavirus, Astrovirus et Norovirus, identifiés sur les prélèvements entériques analysés au Laboratoire de virologie du CHU de Rennes. Circulation virale de Rotavirus et Norovirus à Brest.

Asthme
Légère augmentation du recours aux urgences de ville (+7%) et recours stable aux urgences hospitalières.

La saison hivernale étant terminée, la diffusion du Point épidémiologique sera moins fréquente (tous les 15 jours). Un bilan complet des épidémies hivernales 2016-2017 sera réalisé sur la base des données consolidées.

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